Agrumes, oignons, pain : ce qu'on peut vraiment mettre au compost (et les vrais interdits)
Non, les écorces d'orange et les pelures d'oignon ne « tuent » pas le compost. Les vrais critères de tri sont ailleurs : rongeurs, maladies et graines qui survivent.

Rédaction Root Pot · astuce fondatrice, relue
Les faux interdits qui circulent partout
- Les agrumes : leurs écorces se décomposent plus lentement, c’est tout. Coupées en morceaux et mélangées, elles passent très bien dans un compost de famille. L’acidité redoutée est tamponnée par la masse du tas.
- Oignon, ail, échalote : en quantités ménagères, aucun problème dans un composteur de jardin. (La prudence vaut surtout pour le lombricomposteur, où les vers les évitent.)
- Le pain : compostable, rassis ou moisi, émietté et enfoui sous du brun pour ne pas attirer les becs et museaux.
- Coquilles d’œuf : elles ne « polluent » rien, elles se décomposent juste très lentement. Broyées, elles apportent du calcaire ; on les retrouve entières sinon, sans gravité.
Les vrais critères de tri
Trois questions suffisent :
- Est-ce que ça attire les rongeurs ? Viande, poisson, laitages, restes gras et plats cuisinés : à éviter dans un compost ouvert de jardin. Le risque n’est pas chimique, il est à quatre pattes.
- Est-ce que ça peut survivre au compostage ? Un compost domestique ne chauffe pas assez fort ni assez uniformément pour tout stériliser : écartez les plantes grainées (elles ressèmeront partout où vous épandrez) et les racines de vivaces coriaces comme le liseron ou le chiendent — faites-les sécher à mort au soleil avant, ou déchetterie.
- Est-ce que ça porte une maladie tenace ? Feuillage de tomates mildiousées, fruits moniliés : par précaution, hors du compost familial.
En résumé
Presque tout le végétal de cuisine se composte. Les vraies exclusions tiennent sur une main — et aucune ne concerne l’orange du goûter.