Compost qui sent mauvais ou envahi de moucherons : le diagnostic en deux gestes
Mauvaises odeurs, moucherons, décomposition à l'arrêt : presque tous les soucis de compost se règlent en jouant sur deux curseurs seulement, l'air et l'humidité.

Deux curseurs, pas dix
Les règles de l’ADEME pour un compost qui fonctionne tiennent à un principe : les micro-organismes qui décomposent vos déchets ont besoin d’air et d’eau, en quantité équilibrée. Presque tous les symptômes se lisent avec cette grille.
Ça sent l’œuf pourri ou l’ammoniac
Diagnostic : trop d’eau, pas assez d’air. Les déchets tassés fermentent sans oxygène.
- Brassez à la fourche en profondeur pour réintroduire de l’air.
- Incorporez du sec et du grossier : feuilles mortes, petites branches, carton brun déchiré. Les morceaux grossiers ménagent des poches d’air durables.
- Si le bac reçoit la pluie, couvrez.
Des nuées de moucherons au moindre couvercle levé
Diagnostic : des restes de fruits à nu en surface.
- Recouvrez systématiquement chaque apport de cuisine d’une couche de brun ou d’une poignée de compost déjà fait : plus rien d’appétissant à l’air libre, plus de ponte.
- Un couvercle ne suffit pas : c’est la couverture de chaque apport qui compte.
Rien ne se passe, le tas est froid et sec
Diagnostic : manque d’eau ou manque d’azote.
- Arrosez quelques arrosoirs en brassant, jusqu’à la consistance d’une éponge essorée.
- Relancez avec des matières vertes : tontes fraîches en couche fine, épluchures.
La visite qui évite tout
L’ADEME le rappelle : un compost se visite régulièrement. Deux minutes tous les 15 jours — toucher, sentir, brasser si besoin — évitent 100 % des situations désespérées. Un compost très mal parti n’est d’ailleurs jamais perdu : on étale, on retrie, on remonte le tas en alternant, et ça repart.