Pailler au bon moment : 3 à 5 cm sur sol humide pour espacer nettement les arrosages
Un paillis de 3 à 5 cm posé sur un sol déjà humide garde la fraîcheur pendant des semaines. Posé sur un sol sec, il empêche au contraire les petites pluies d'atteindre la terre.

L’erreur classique
Beaucoup paillent en juillet, sur un sol déjà sec et durci. Le paillis joue alors contre vous : il intercepte les petites pluies d’été, qui s’évaporent avant d’avoir atteint la terre. La règle : on paille toujours un sol humide — juste après une bonne pluie ou un arrosage copieux — et désherbé.
Les bons repères
- Épaisseur : 3 à 5 cm, un peu plus pour des feuilles mortes qui se tassent. En dessous, les herbes indésirables passent ; bien au-delà, on offre le gîte aux limaces et aux rongeurs.
- Matériaux gratuits d’abord : tontes préséchées 2 ou 3 jours, feuilles mortes, broyat de taille, paille. Inutile d’acheter des sacs de paillis quand le jardin en produit.
- Laissez quelques centimètres nus autour des collets (la base des tiges) pour éviter la pourriture.
Pourquoi ça marche
Le paillis agit comme un tampon : il bloque le rayonnement direct qui évapore l’eau du sol et amortit les écarts de température entre jour et nuit. Le sol reste frais et souple, et les arrosages s’espacent nettement.
À éviter
- Ne jamais enfouir le paillis : en se décomposant dans le sol, il provoque une « faim d’azote » — les micro-organismes confisquent l’azote du sol au détriment des plantes. On le laisse en surface.
- Écorces de pin sur le potager : elles acidifient le sol. Réservez-les aux allées ou aux plantes de terre de bruyère.
- Tontes fraîches en couche épaisse : elles fermentent et chauffent. Séchez-les avant, ou étalez-les en couche fine.
Source : https://www.jardiner-autrement.fr/les-effets-du-paillage-au-jardin/