Un air plus sain sans rien acheter : aérez 5 à 10 minutes par jour, même en hiver
Encens, bougies parfumées et plantes « dépolluantes » n'assainissent pas l'air, parfois au contraire. Le geste qui marche est gratuit : aérer en grand chaque jour.
Trois fausses bonnes idées
- Encens et bougies parfumées : les brûler émet des polluants, dont du benzène et du formaldéhyde. On ajoute donc des polluants à l’air intérieur pour masquer une odeur, au lieu de la faire sortir.
- Les plantes « dépolluantes » : leur efficacité n’a pas pu être démontrée dans un logement, rappelle l’ADEME. Gardez vos plantes pour le plaisir, pas pour l’air.
- Boucher les grilles de ventilation parce qu’elles font « entrer le froid » : à ne jamais faire. L’humidité et l’air vicié restent alors piégés dans le logement.
Le vrai geste, gratuit
Aérer 5 à 10 minutes par jour, même en hiver, fenêtres ouvertes en grand, idéalement en courant d’air avec deux fenêtres opposées. C’est court mais efficace : on remplace d’un coup l’air chargé (cuisine, douche, sommeil, produits ménagers) par de l’air neuf — et en hiver, les murs et les meubles gardent la chaleur, la pièce se réchauffe vite une fois refermée.
Le bon réflexe : caler l’aération sur un moment fixe — au lever, ou pendant que le café passe — pour ne plus y penser. Aérez aussi pendant et après le ménage, le bricolage et la cuisson.
Le petit chantier du week-end
Faites le tour des entrées d’air (souvent au-dessus des fenêtres) et des bouches d’extraction (cuisine, salle de bains, WC) : rien ne doit les obstruer, ni meuble, ni ruban adhésif, ni amas de poussière. Un coup d’aspirateur sur les grilles suffit dans la plupart des cas.
Les limites
Rue très passante ou pic de pollens : aérez tôt le matin, quand l’extérieur est le plus calme. Et aérer ne dispense pas de réduire les sources de pollution intérieure : c’est le duo qui compte.